Je n'ai pas choisi entre lumière et ombre


Je suis venu à la photographie il y a 21 ans, en simple amateur, le jour où ma fille a découvert le monde. Je me suis lancé professionnellement il y a 10 ans. Et depuis, je navigue entre deux univers : celui de la lumière, des instants partagés et des souvenirs qu'on transmet, et celui de l'ombre, plus intime, plus brut, là où le corps et l'émotion se disent autrement.
Je n'ai pas choisi entre les deux. J'ai décidé de les assumer pleinement.
Mon travail ne consiste pas seulement à faire des images, mais à montrer que l'humain n'est jamais unidimensionnel, à la fois lumière et obscurité, douceur et tension, présence et silence.
Et si je devais parler de moi, avant la photographie : j'ai longtemps joué au rugby. Et s'il y a une chose que ce sport m'a apprise, c'est qu'on aime toutes les mi-temps : celle où l'on mène comme celle où l'on est mené, celle du doute autant que celle de l'exploit, celle où le corps est encore frais et celle où il ne reste que la volonté. On ne choisit pas son moment de match, on le joue en entier. C'est resté ma façon de regarder un mariage, une vie, un visage : rien ne mérite d'être vécu, ou photographié, qu'à moitié.
J'aime les gens. Vraiment. Le contact, l'échange, ce moment où quelqu'un baisse sa garde sans s'en rendre compte, où le sourire de commande devient un vrai sourire parce qu'on a fini par oublier l'appareil. Dans un reportage de mariage, ce sont ces instants-là que je traque : le regard qui passe entre deux personnes pendant le discours, une main posée sans y penser, un fou rire qui part de rien entre deux témoins au fond de la salle. <br>Tout ce qui vous aura échappé ce jour-là, parce que vous étiez ailleurs, occupés à vivre votre propre journée. Mais pas à moi. Moi, j'étais là pour ça.
Et puis il y a cette envie de créer, qui ne me quitte jamais, dans une image comme dans le reste de ma vie. Une séance, une mise en scène, un projet plus personnel, ou simplement une idée qui me traverse en dehors du studio : peu importe le sujet, c'est toujours la même chose qui m'anime. Inventer quelque chose qui n'existait pas avant que j'appuie sur le déclencheur.
Un peu de rugby, beaucoup d'humain, une envie de créer qui ne s'arrête jamais : c'est sans doute tout cela qui se cache derrière chaque photo que je fais, qu'elle penche du côté de la lumière ou de celui de l'ombre.
« Mon travail ne consiste pas seulement à faire des images, mais à montrer que l'humain n'est jamais unidimensionnel. »Manuel, Photographe · Quinte Essens Studio 92, Antony (92)
Écoute
Chaque séance commence par une conversation, jamais par un objectif.
Vérité
Montrer ce qui est, sans artifice ni pose forcée.
Discrétion
Le respect du cadre et du rythme de chaque client, quel que soit l'univers.